The PCRF

Publication dans le journal Le Télégramme édition papier et édition web le 29 février 2016, pour l'ONG américaine, The Palestine Children Relief Funds, concernant la venue en France d'un enfant Palestinien pour recevoir une opération spécialisée de la main.

Il y a un peu plus d'un an, Abdel, petit garçon de 7 ans originaire de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, était victime d'un accident domestique, et perdait l'usage de deux doigts. Au terme d'une grande chaîne de solidarité, il est opéré ce lundi, au CHU de Brest.

À la cale du Passage au Relecq-Kerhuon, Abdel ouvre grand les yeux vers le pont de l'Iroise et la mer au loin. C'est la première fois de sa vie qu'il peut la voir en vrai. Les Palestiniens de Cisjordanie sont en effet tenus à l'écart de la Méditerranée, pourtant toute proche, depuis la construction du mur-barrière de sécurité israélienne.

Originaire de Jénine, une ville du nord réputée parmi les plus conservatrices du pays, Abdel est arrivé vendredi en Bretagne, avec sa maman. Ce dernier week-end, il a pu profiter à fond de l'air vivifiant de la pointe bretonne avant de rejoindre, dès ce matin, le service de chirurgie orthopédique et traumatologique de la Cavale-Blanche où il doit subir une intervention délicate. Il y a un peu plus d'un an, la porte de la voiture s'était refermée sur sa main gauche, sectionnant deux de ses doigts. « Sa main a reçu un traumatisme assez complexe. Son majeur ne fonctionne plus du tout et une articulation est détruite », décrypte le professeur Le Nen, qui va diriger l'acte chirurgical de reconstruction.

Une opération impossible sur place

Depuis 2002, ce chirurgien orthopédique et traumatologique a participé à plus de 20 missions humanitaires bénévoles sous l'égide d'Amani, une association de Lannion qui travaille à améliorer la situation médicale en Palestine. De ses expéditions au plus proche de la population, il a voulu se faire le témoin dans un livre publié en 2012, « De Gaza à Jénine ». Un récit sans concession sur le quotidien de familles meurtries par la guerre et confinées dans un territoire à l'horizon bouché.

Lors de ses missions, c'est souvent au chevet des enfants qu'il se rend. Il forme aussi le personnel médical sur place. Mais dans le cas d'Abdel, l'hôpital Khalil Suleiman de la ville n'avait pas le matériel nécessaire pour opérer l'enfant en toute sécurité. « Il manque notamment un microscope performant, et l'opération nécessitera aussi un suivi technique spécialisé qui n'aurait pas été possible sur place », explique Dominique Le Nen, qui a examiné une première fois la main de l'enfant en mars 2015.

Avec le concours d'une ONG américaine

C'est alors qu'une grande chaîne de solidarité s'est mise en branle, pour rendre possible son transfert en France. Amani, mais aussi l'ONG américaine Palestine Children's relief fund (PCRF) ont uni leurs efforts pour financer l'opération qui ne coûtera pas un sou à la famille.

« Abdel est le premier enfant palestinien envoyé en France par PCRF. Notre ONG est apolitique, financée par des fonds privés. Elle comprend aujourd'hui 35 branches dans le monde entier. Chaque année, on sponsorise des missions chirurgicales au Moyen-Orient pour soigner les blessures de guerre des enfants, mais aussi des maladies congénitales ou des accidents domestiques », indique Eloise Bollack, relais de l'organisation à Paris.

Publication dans Le Télégramme édition web le 29 février 2016

Article et photo par Le Télégramme.

Lire la suite de l'article sur le site du Télégramme

Details:
Eloise Bollack pour le PCRF
February 29, 2016
Categories:
NGO
Tags:
The PCRF
Children
Health